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L’économie du secteur funéraire, si elle est d’une manière générale en bonne santé, connaît depuis quelques années des évolutions, voire de profondes mutations. Face à cela, les pompes funèbres indépendantes ont-elles encore leur mot à dire ? C’est pour réfléchir sur cette question que nous nous sommes entretenus avec un acteur engagé de ce milieu en plein mouvement, Florian Leclerc.

Florian Leclerc

 

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De gauche à droite, Florian Leclerc, Michel Leclerc
et Jérôme Leclerc.

Résonance : Aujourd’hui, le marché funéraire évolue et des changements s’opèrent sur un marché de plus en plus concurrentiel. Quelle réponse, quel modèle, quelle nouvelle solution peuvent apporter les opérateurs indépendants et la proposition entrepreneuriale (en accord avec l’indépendance de chacun) telle qu’elle est construite avec le réseau Sublimatorium Florian Leclerc (SFL) ?

Florian Leclerc : Dans le funéraire, il reste encore des milliers d’indépendants et c’est à eux que le groupe Sublimatorium Florian Leclerc souhaite s’adresser pour se regrouper sans intermédiaire et pour créer une concurrence réelle dans l’intérêt des familles mais aussi dans l’intérêt de tous les indépendants et des fournisseurs.

Les retours des familles sont très positifs, aussi bien sur le tarif et la qualité du service effectué que sur l’accueil et la flexibilité du dirigeant.

Le métier de pompes funèbres est un métier difficile, très absorbant et dans un contexte vraiment spécial. L’avenir du funéraire n’a qu’une seule voie crédible, celle des indépendants qui seront compétitifs. Cet avenir passe surtout par les jeunes diplômés des pompes funèbres possédant une très bonne formation générale. Nous voyons encore trop souvent des professionnels (salariés) du funéraire voulant se lancer en se mettant à leur compte qui sont bloqués par un souci financier. De nos jours, suivant les villes ou les zones commerciales prisées, le foncier peut être très cher et les reprises de commerce sont parfois difficiles. Il est donc préférable de créer son point de vente plutôt que de l’acheter, ce sera certes plus long (2 à 3 ans) mais beaucoup moins onéreux.

C’est le rôle du groupe SFL d’accompagner ces nouveaux entrepreneurs dans la création de leur entreprise et dans son développement. Nous invitons toute personne portant un projet de création d’entreprise à nous contacter afin que nous puissions l’étudier ensemble et ainsi le faire émerger.

Nous travaillons également sur la possibilité pour des indépendants implantés dans des villes de plus de 100 000 habitants d’ouvrir une nouvelle entité sous l’enseigne SFL afin d’obtenir de nouvelle part de marché tout en aillant déjà les outils pour travailler. Nous avons déjà fait une expérience concluante avec notre adhérent d’Aix-en-Provence qui a signé et ouvert sur une deuxième ville : Marseille.

2011Façade de l’agence de Nice.

R : Pouvez-vous nous parler du développement de SFL envisagé pour les prochaines années ?

FL : Les membres du groupe SFL ont de nombreuses demandes sur le secteur Île-de-France où pour le moment nous ne sommes pas implantés, c’est pour cela que le développement du groupe SFL va être très actif dans les mois qui viennent, en particulier dans la région parisienne où un gros potentiel n’est pas encore exploité. En parallèle des ouvertures d’agences nous avons axé nos efforts sur le fonctionnement des agences en place. Cela se traduit surtout par la finalisation, ce trimestre, des sites web agences qui vont permettre à nos adhérents d’avoir un outil conçu pour avoir une meilleure visibilité sur Internet et pour être réactif en cas de demande des familles, en particulier pour un décès.

Aujourd’hui la famille Leclerc est restée dans la mémoire des Français. Nous allons faire en sorte de réactualiser celle-ci et de lui donner un nouvel élan. Dès 2020, il pourrait y avoir un certain nombre de bouleversements dans ce secteur d’activité.
Dans ce métier, il est possible d’acheter à prix d’or ce qui existe et de perdre de l’argent, ou, avec de nouveaux points de vente indépendants, de gagner de l’argent. C’est un choix. C’est ce dernier que nous avons choisi. Une chose est certaine, c’est un métier où la confiance des familles prime sur tout autre critère. Ce sera notre principal atout. L’avenir, sans la confiance, ne peut en aucun cas être une réussite.

Gil Chauveau

Résonance n°137 – Février 2018

 

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