Le secteur funéraire se caractérise, depuis quelques années, par des concentrations opérées par deux ou trois acteurs financiers à la puissance de feu importante. Celles-ci se concrétisent par un regroupement de nombreux réseaux de pompes funèbres. Quelle analyse peut-on faire du marché actuel ?

L’actualité de ces derniers jours nous a permis de réfléchir sur les bases du commerce intégré. Le groupe CARREFOUR, grand distributeur, a décidé de fermer 273 commerces de proximité (supérettes) et de mettre quelques grandes surfaces en gérance libre.

Ils avaient tout acheté à prix d’or : des indépendants, de petites et moyennes supérettes, des fournisseurs, mais ils avaient oublié qu’il existe une multitude d’indépendants qui travaillent sous des enseignes porteuses.

Leur politique était de vouloir tout acheter pour être les premiers du marché. C’est ainsi que CARREFOUR était devenu le n° 2 mondial de la grande distribution.

Mais le voilà aujourd’hui rétrogradé en 8ème place et il en sera de même dans le secteur du funéraire pour le commerce intégré.

A ce jour, dans le secteur funéraire, il y a deux grands opérateurs intégrés OGF et FUNECAP. L’un est devenu grand grâce à la législation de son époque, soit sa position monopolistique et la possibilité d’avoir sur ses propres comptes le capital des contrats obsèques, ce tandem leur a permis de faire leur notoriété et d’acquérir des actifs conséquents, il s’agit du groupe OGF. Actuellement, ce groupe est une organisation cadrée qui continue de bien fonctionner malgré une perte considérable de parts de marché lors de l’ouverture du marché à la concurrence.

L’autre opérateur intégré, le groupe FUNECAP, est plus jeune mais avec des ressources financières qui lui permettent d’acheter de nombreux actifs (marque notoire, agences de pompes funèbres, crématorium, funérarium), à prix d’or comme a pu le faire CARREFOUR : tout acheter pour être le premier. Néanmoins, son capital a été emprunté et devra être remboursé si cela est possible.

En discutant avec les différents acteurs du funéraire, il semble que ces groupes mènent une bataille agressive de croissance externe en achetant massivement des actifs pour avoir la première position et pour garder une croissance positive, tout ceci dans le but de ne pas perdre leurs investisseurs.

Le nombre d’interlocuteurs est de plus en plus limité néanmoins les perspectives de développement sont, à mon avis, très grandes pour les indépendants et limitées pour le système intégré. Ce dernier entraîne des coûts conséquents qui mènent à une augmentation de leurs prix de vente finaux aux dépens des consommateurs, dans le cas des pompes funèbres : les familles.

Les fournisseurs peuvent également se poser des questions, est ce que mes clients indépendants vont vendre leurs agences ? L’acheteur va-t-il continuer avec les mêmes produits ? Mon Chiffre d’affaires va-t-il être dépendant d’un seul groupe ?  Une fois dépendant d’un groupe vais-je me faire absorber ? Toutes ces interrogations sont justifiées car nous avons déjà vu plusieurs fournisseurs se faire absorber du fait de leur dépendance à un groupe intégré, néanmoins on constate également un désengagement du groupe intégré historique envers ses filiales fournisseurs, surement du à sa perte de part de marché.

Tous ces grands dirigeants ont oublié qu’il y aura toujours un indépendant ou un groupe d’indépendants pour brouiller les cartes.

Ils n’ont également pas pris conscience qu’entre le commerce intégré et le commerce indépendant, les frais généraux sont de 20 à 30 % inférieurs pour les indépendants.

Aujourd’hui CARREFOUR, officiellement, est contraint de licencier 2 600 personnes. Dans le funéraire, suite au rachat de toutes les entreprises ainsi que des fournisseurs qui alimentent leurs magasins, on s’apercevra très vite que les prix espérés à l’achat ne seront plus compétitifs car une entreprise sans son patron c’est aussi une baisse considérable de productivité.

Il est possible de voir une fusion ou un rachat entre les deux principaux opérateurs mais cela les placera en position dominante abusive, quasiment l’homologue d’un monopole.

Les Français n’en veulent plus.

Dans le funéraire, il reste encore des milliers d’indépendants et c’est à ces indépendants-là que le groupe SUBLIMATORIUM FLORIAN LECLERC souhaite s’adresser pour se regrouper sans intermédiaire et pour créer une concurrence réelle dans l’intérêt des familles mais aussi dans l’intérêt de tous les indépendants et des fournisseurs.

Les retours des familles sont très positifs, aussi bien sur le tarif et la qualité du service effectué que sur l’accueil et la flexibilité du dirigeant.

Le métier de pompes funèbres est un métier difficile, très absorbant et dans un contexte vraiment spécial. L’avenir du funéraire n’a qu’une seule voie crédible, celle des indépendants qui seront compétitifs. Cet avenir passe surtout par les jeunes diplômés des pompes funèbres possédant une très bonne formation générale. Nous constatons encore trop souvent des professionnels du funéraire salarié, voulant se lancer à leur compte, bloqués par un souci financier. Actuellement, les rachats par les groupes intégrés ont fait s’envoler les prix des fonds de commerce, il est donc préférable de créer son point de vente plutôt que de l’acheter, ce sera certes plus long (2 à 3 ans) mais beaucoup moins onéreux.

C’est le rôle du groupe SFL d’accompagner ces nouveaux entrepreneurs dans la création de leur entreprise et dans son développement, mais également de permettre à des pompes funèbres indépendantes existantes d’étendre leur zone de chalandise en ouvrant de nouveaux points de vente. Nous invitons toute personne portant un projet de création d’entreprise à nous contacter afin que nous puissions l’étudier ensemble et ainsi le faire émerger.

Une chose est certaine : c‘est un métier où la confiance des familles prime sur tout autre critère. Ce sera notre principal atout.

Florian Leclerc
Société de Diffusion d’Enseignes

Groupe Sublimatorium Florian Leclerc

06.06.60.02.47

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